Le SCAT est une technique d'improvisation vocale issue du jazz qui consiste à remplacer les paroles par des onomatopées.
Louis Armstrong aurait pour la 1ere fois enregistré du scat en 1926. Faisant le clown lors d'un enregistrement, il lâche le papier où étaient écrites les paroles. Il doit alors inventer le reste pour finir le chorus. « À ce moment précis, il marqua le début d'une mode musicale qui allait faire fureur et devenir partie intégrante de la culture américaine, au même titre que Mickey Mouse ou le Coca-Cola. Tous les brailleurs de “hi-de-ho”, “vo-de-o-do” et de “boop-boop-a-doo” surgirent par la suite dans tout le pays..."
Ella Fitzgerald a porté cette forme d'improvisation à des sommets que Louis Armstrong n'a pas atteint lui-même.
Cab Calloway apporta également beaucoup au mouvement scat, avec des succès tels que Zaz-Zuh-Zaz, ou The Scat Song.
Le dessin animé Les Aristochats produit par Walt Disney comporte 2 scènes où les chats copains de O'Malley, dont le « chef de bande » s'appelle justement Scat Cat, se déchaînent en scat — jeu de mots entre cat (« chat » en anglais) et scat utilisé dans l'air « Everybody wants to be a cat ».
Le scat a été popularisé aussi auprès du grand public par le pianiste et chanteur John Larkin, sous le pseudonyme de Scatman, qui a été pendant quelques semaines une vedette du Top 50 avec son hit "I am the scat man", sous les onomatopées "Ski bi di bi di do bap do".
" Liberation conversation" envoyé par Marlena Shaw: "gang ganggangganggangganggang, ganggangganggang..
En hip-hop, les impros misent avant tout sur les mots, avec une rythmique et des mélodies faciles à retenir. Là c'est en tant que musicien-ne, instrumentiste, que le scatteur donne toute la mesure de son sens de l'improvisation. Voilà pourquoi le scat est essentiellement jazz, où les paroles ont rarement apporté grand chose et où le chant permet surtout de mettre en valeur la musicalité et le timbre de voix.
En version soft, le scat donne l'occasion d'impliquer le public. Ce qui est devenu un incontournable des concerts de variété ou de pop vient de là. Si vous avez vu les Blues brothers ou Cotton club, vous connaissez un des titres qui exprime le mieux ce dont je parle. Cab Calloway (un des chanteurs-animateurs du fameux Cotton club dans les années 30), donne dans ces films 2 interprétations différentes et brillantes de Minnie the moocher. Lorsqu'il entame lentement ses "hai di hai di hai di hi", repris par le public, changeant de motif avant d'accélérer jusqu'à ce que le public ne puisse plus suivre, Calloway nous donne l'exemple de scat le plus connu de tous.
2 mots dérivés du scat ont pénétré la langue française : scoubidou (scoobeedoo) et zazou (d'après Zaz-Zuh-Zaz de Cab Calloway,
Louis Armstrong aurait pour la 1ere fois enregistré du scat en 1926. Faisant le clown lors d'un enregistrement, il lâche le papier où étaient écrites les paroles. Il doit alors inventer le reste pour finir le chorus. « À ce moment précis, il marqua le début d'une mode musicale qui allait faire fureur et devenir partie intégrante de la culture américaine, au même titre que Mickey Mouse ou le Coca-Cola. Tous les brailleurs de “hi-de-ho”, “vo-de-o-do” et de “boop-boop-a-doo” surgirent par la suite dans tout le pays..."
Ella Fitzgerald a porté cette forme d'improvisation à des sommets que Louis Armstrong n'a pas atteint lui-même.
Cab Calloway apporta également beaucoup au mouvement scat, avec des succès tels que Zaz-Zuh-Zaz, ou The Scat Song.
Le dessin animé Les Aristochats produit par Walt Disney comporte 2 scènes où les chats copains de O'Malley, dont le « chef de bande » s'appelle justement Scat Cat, se déchaînent en scat — jeu de mots entre cat (« chat » en anglais) et scat utilisé dans l'air « Everybody wants to be a cat ».
Le scat a été popularisé aussi auprès du grand public par le pianiste et chanteur John Larkin, sous le pseudonyme de Scatman, qui a été pendant quelques semaines une vedette du Top 50 avec son hit "I am the scat man", sous les onomatopées "Ski bi di bi di do bap do".
" Liberation conversation" envoyé par Marlena Shaw: "gang ganggangganggangganggang, ganggangganggang..
En hip-hop, les impros misent avant tout sur les mots, avec une rythmique et des mélodies faciles à retenir. Là c'est en tant que musicien-ne, instrumentiste, que le scatteur donne toute la mesure de son sens de l'improvisation. Voilà pourquoi le scat est essentiellement jazz, où les paroles ont rarement apporté grand chose et où le chant permet surtout de mettre en valeur la musicalité et le timbre de voix.
En version soft, le scat donne l'occasion d'impliquer le public. Ce qui est devenu un incontournable des concerts de variété ou de pop vient de là. Si vous avez vu les Blues brothers ou Cotton club, vous connaissez un des titres qui exprime le mieux ce dont je parle. Cab Calloway (un des chanteurs-animateurs du fameux Cotton club dans les années 30), donne dans ces films 2 interprétations différentes et brillantes de Minnie the moocher. Lorsqu'il entame lentement ses "hai di hai di hai di hi", repris par le public, changeant de motif avant d'accélérer jusqu'à ce que le public ne puisse plus suivre, Calloway nous donne l'exemple de scat le plus connu de tous.
2 mots dérivés du scat ont pénétré la langue française : scoubidou (scoobeedoo) et zazou (d'après Zaz-Zuh-Zaz de Cab Calloway,